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Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Déclaration) est un instrument mondial en matière de droits de la personne adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 septembre 2007. Les droits qui y sont reconnus « constituent les normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde. »

Dans ses principes de réconciliation (PDF, en anglais), la Commission de vérité et réconciliation du Canada souligne que la Déclaration « est le cadre pour la réconciliation à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la société canadienne. »

La Déclaration est le résultat de négociations qui se sont étalées sur plusieurs décennies aux Nations Unies. Fait important à noter, il s’agit du tout premier instrument international en matière de droits de la personne élaboré avec la participation directe des titulaires des droits même.

Des dirigeants et défenseurs des peuples autochtones de partout dans le monde ont travaillé avec des représentants des gouvernements nationaux pour préparer le contenu de la Déclaration, et c’est pourquoi les articles de la Déclaration reflètent les expériences et besoins réels des peuples autochtones.

La Déclaration a une portée très vaste, traitant entre autres des droits à la culture, à la langue, à l’éducation, à la justice et au territoire, en plus de favoriser la protection contre la discrimination et l’assimilation forcée. Le droit à l’autodétermination constitue l’un des fils conducteurs de l’ensemble de la Déclaration. Il s’agit du droit des peuples autochtones de prendre leurs propres décisions, sans que leur soient imposés des programmes et des politiques qui poseraient une menace pour leur culture et leur identité.

Seize des appels à l’action de la CVR réclament la mise en application de la Déclaration grâce à diverses mesures, notamment en éducation et en formation professionnelle.

En 2016, le survivant des pensionnats indiens Romeo Saganash – à l’époque député fédéral – a soumis un projet de loi émanant d’un député visant à amorcer une mise en œuvre officielle par l’entremise d’une réforme des lois et politiques fédérales. Même si ce projet de loi a fini par être bloqué au Sénat, cela a inspiré de nouvelles lois du gouvernement qui devraient être déposées à l’automne 2020, de même qu’une loi provinciale adoptée en Colombie-Britannique en 2019.

« Je demeure convaincu du fait que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones pourrait devenir le cadre pour la réconciliation, puisqu’il s’agit non seulement d’un ensemble de normes établies par et pour les peuples autochtones, mais également d’un rappel aux États-nations comme le Canada que nous sommes encore ici, et que non seulement nous méritons tous les droits dont nous avons été si longtemps privés, nous les réclamons. » – Romeo Saganash, survivant des pensionnats indiens et ancien député fédéral

The Coalition for the Human Rights of Indigenous Peoples

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Le nom spirituel du CNVR, Bezhig miigwan, signifie « une plume ».

Bezhig miigwan nous invite à considérer chaque survivant qui se présente au CNVR comme une plume d’aigle, et à lui montrer le même respect et la même attention que s’il était une plume d’aigle. Ce nom signifie également que nous sommes tous ensemble – nous sommes unis et connectés, et il est vital de travailler ensemble pour parvenir à la réconciliation.