Ramener les enfants à la maison : faire progresser la technologie et la capacité afin de localiser les paysages de sépulture des pensionnats et les commémorer
Aperçu
Le projet « Ramener les enfants à la maison : faire progresser la technologie et la capacité afin de localiser les paysages de sépulture des pensionnats et les commémorer » vise à soutenir le renforcement des capacités et à faire progresser la technologie dans le cadre de la mission sacrée consistant à localiser les tombes anonymes associées aux pensionnats autochtones et aux institutions connexes. Le projet s’inscrit dans la continuité des travaux menés par le Groupe de travail sur les sépultures non marquées de l’Association canadienne d’archéologie et de ceux réalisés par le Comité consultatif national sur les sépultures non marquées. Les travaux se poursuivent afin de mettre en œuvre des pratiques exemplaires et d’offrir une formation aux communautés et aux personnes qui participent aux recherches de sépultures non marquées. Ce projet s’appuie sur le groupe de travail actuel pour établir un réseau spécialisé d’archéologues travaillant avec les communautés afin de mener à bien le travail visant à ramener les enfants à la maison, en réponse directe à l’appel à l’action n° 74 de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).
Ce réseau vise à créer une infrastructure, à élaborer des formations et à offrir un soutien afin de collaborer efficacement avec les communautés qui mènent des recherches pour retrouver leurs enfants dans les paysages de sépulture des pensionnats. La collaboration avec les communautés partenaires existantes a permis de définir leurs pratiques exemplaires pour mener ces recherches et communiquer la vérité sur ces sépultures non marquées.
Objectifs et résultats
- Aider les communautés à localiser les paysages de sépulture des pensionnats et à les commémorer
- Continuer à approfondir les connaissances sur les méthodes de recherche sur le terrain pertinentes et sur la manière dont elles peuvent être utilisées dans ces espaces sensibles
- Élaborer des formations accessibles sur les technologies et les techniques archéologiques non invasives afin de permettre aux communautés d’explorer les sites importants liés aux pensionnats autochtones (et aux institutions similaires), en particulier là où des enfants disparus ou des personnes décédées pourraient avoir été enterrés.
- Collaborer avec les partenaires communautaires pour mener à bien ce projet, afin de garantir des approches respectueuses et culturellement appropriées vis-à-vis des sépultures potentielles, et d’obtenir des directives pour la gestion des données recueillies lors de ces recherches, de manière à servir au mieux les communautés et à protéger la souveraineté des données.
Les participants
- Chercheuse principale : Kisha Supernant
- Membres de l’équipe du projet :
- Andrew Martindale
- Lisa Hodgetts
- Sarah Beaulieu
- Terence Clark
- Adrian Burke
- Peter Dawson
- Edward Eastaugh
- Colin Grier
- Micaela Champagne
- Sarah Hazell
- William Wadsworth
- Sarah Beaulieu
- Joshua Murphy
- Scott Hamilton
- Talisha Chaput
- Victoria Tunney
- Liz Campbell
- Partenaires :
- Université Western
- Université Fraser Valley
- Institute of Prairie Indigenous Archaeology
- Communautés de l’Île de la Tortue
- Cercle consultatif :
- Sherri Chisan
- Larry Ahenakew
- Charlene Belleau
- Darrell Boissoneau
- George Pachano
- Norman Yakeleya
Liens et ressources
- Le Groupe de travail sur les sépultures non marquées de l’Association canadienne d’archéologie – Prix du gouverneur général pour l’innovation
- Article de Radio-Canada
Mises à jour
- Les membres de l’équipe du projet ont travaillé ensemble pour élaborer nos « principes communautaires », un document évolutif destiné à orienter les travaux du groupe, à établir des codes de conduite, à gérer la dynamique de groupe et les conflits d’intérêts potentiels, ainsi qu’à définir des normes de professionnalisme.
- La phase 1 de la subvention est terminée (janvier 2024 – avril 2025); elle était axée sur l’établissement de relations et a consisté à mettre en place un cercle de réseau, un cercle consultatif et des sous-comités. Au cours de la phase 1, les membres ont continué à apporter leur soutien aux recherches sur le terrain en cours.
- La phase 2 du projet (avril 2025 – avril 2027) est en cours et se concentre sur le renforcement des capacités, notamment :
- Concevoir des ressources et évaluer les technologies utilisées dans les recherches sur le terrain
- Évaluer les besoins en matière de formation et élaborer des programmes utilisant des approches de formation efficaces et adaptées à différents publics
- Évaluer les besoins en matière de gestion des données et examiner des cadres pour garantir la souveraineté des données
- Examiner les capacités de notre réseau afin de garantir son efficacité, son efficience et son adéquation avec les besoins des communautés
Le nom spirituel du CNVR, Bezhig miigwan, signifie « une plume ».
Bezhig miigwan nous invite à considérer chaque survivant qui se présente au CNVR comme une plume d’aigle, et à lui montrer le même respect et la même attention que s’il était une plume d’aigle. Ce nom signifie également que nous sommes tous ensemble – nous sommes unis et connectés, et il est vital de travailler ensemble pour parvenir à la réconciliation.
