Le nouveau voisinage au service de la réconciliation : histoires autochtones de résistance
Aperçu
Pendant plus de quinze ans, au milieu du XXe siècle, un nombre record de membres des Premières Nations et d’Inuits ont été placés en institution à proximité les uns des autres dans le sud de l’Ontario. Les expériences similaires mais distinctes de ces deux groupes autochtones, tous deux arrachés à leurs foyers et à leurs familles et contraints de vivre dans des institutions coloniales, se sont déroulées séparément, à seulement 40 kilomètres l’une de l’autre : les jeunes des Premières Nations envoyés au Mohawk Institute et les patients inuits envoyés au sanatorium Hamilton Mountain. Malgré leur proximité, les résidents de ces institutions coloniales n’ont eu aucune occasion de se rencontrer, de créer une communauté ou d’apprendre les uns des autres.
Animée par les priorités des organisations partenaires inuites et haudenosaunee, le Woodland Cultural Centre et le Collège de l’Arctique du Nunavut, cette recherche mettra en lumière les histoires de résistance, enrichira les collections d’archives et produira des documents de recherche propres aux communautés autochtones.
Objectifs et résultats
Le projet s’appuiera sur un cadre de « nouveau voisinage » afin d’établir des liens entre les anciens résidents, leurs descendants, leurs communautés et leur histoire commune. Les objectifs du projet sont les suivants :
- Faciliter le rapprochement entre les Inuits et les Haudenosaunee en dehors des processus de réconciliation officiels.
- Favoriser la participation des communautés locales et des organisations partenaires dans des activités de renouveau des liens de voisinage axées sur les archives, la tradition orale, les arts et la culture.
- Évaluer l’accès aux documents et aux artefacts provenant du Mohawk Institute et du Sanatorium et déterminer comment ils seront rapatriés/rematriés vers les organisations haudenosaunee et inuites, les membres des communautés et les intervenants.
- Soutenir l’accès des Autochtones aux données d’archives et à la production culturelle traitant des expériences des Haudenosaunee et des Inuits au sein de ces deux institutions.
À travers ses quatre axes de recherche, le projet produira des résultats scientifiques, artistiques, archivistiques, numériques, géospatiaux et destinés au grand public. De plus, le projet dispose d’un programme solide de mentorat et de formation des étudiants, favorisant le développement de compétences numériques, l’engagement communautaire et la communication en matière de recherche. Grâce au « nouveau voisinage », notre projet valorise les cultures et les savoirs autochtones en tant que sources capables d’imaginer un monde où les peuples autochtones ne se contentent pas de survivre, mais continuent de s’épanouir.
En partenariat avec le Centre de coordination du Réseau de vérité et de réconciliation, ce programme de recherche rassemble les savoirs et les communautés autochtones autour de résultats co-créés afin d’aborder la réconciliation comme une forme de mémoire et de guérison.
Les participants
- Chercheuse principale : Vanessa Watts
- Bonnie Freeman
- Chelsea Gabel
- Amber Dean
- Kara Granzow
- Emma McKenna
- Jackie Price
- Lizzie Aliqatuqtuq
- Heather George
- Jake Jamieson
- Kate Dalton
- Krista Miller
- Melissa Caza
- Tracey Krause
- Myron Groover
- Gillian Dunks
- Shelley Falconer
- Tobi Bruce
- Christine Braun
- Partenaires :
- Université McMaster
- Université de Lethbridge
- Collège de l’Arctique du Nunavut
- Woodland Cultural Centre
- Art Gallery of Hamilton
Mises à jour
- Collaboration avec des membres de la communauté pour aider le projet « Un visage, un nom » à identifier des photos de peuples autochtones conservées à Bibliothèque et Archives Canada
- Formation dispensée à sept étudiants dans le cadre d’un atelier sur la narration d’histoires orales à l’Université de Lethbridge, à l’été 2025; les membres de l’équipe du projet interviennent également en tant que conférenciers invités et animateurs lors de cet atelier
- Obtention d’une autorisation de recherche et d’une approbation éthique pour une étude qualitative de l’Université McMaster; des demandes d’approbation éthique sont en cours d’examen dans d’autres provinces et territoires
Le nom spirituel du CNVR, Bezhig miigwan, signifie « une plume ».
Bezhig miigwan nous invite à considérer chaque survivant qui se présente au CNVR comme une plume d’aigle, et à lui montrer le même respect et la même attention que s’il était une plume d’aigle. Ce nom signifie également que nous sommes tous ensemble – nous sommes unis et connectés, et il est vital de travailler ensemble pour parvenir à la réconciliation.
